Ce soir
Magazine de société
Ce sont deux joyaux de la Méditerranée séparés d'à peine 12 km. La Corse et sa voisine italienne, la Sardaigne, ont en commun des plages paradisiaques et une nature sauvage qui séduisent chaque année des millions de touristes. Mais comment les accueillir tout en préservant chacune leur identité ? Face à ce défi, les deux îles ont adopté des stratégies très différentes. Pour limiter l'impact du tourisme de masse, la Corse a décidé d'imposer des restrictions, quitte à faire grincer les dents de certains professionnels locaux du tourisme. Sa voisine italienne a, au contraire, choisi d'ouvrir grand ses portes, au risque de subir le surtourisme. Quel choix se révélera le plus payant ? Au sud de la Corse, à Bonifacio, les yachts de luxe ne sont plus les bienvenus. Soucieuses de protéger les fonds marins, les autorités ont confié à Jean-Michel Culioli, le directeur de la réserve naturelle, la mission de traquer les propriétaires de ces imposants navires afin qu'ils ne jettent plus l'ancre près du rivage. Un défi de chaque instant ! Dans les montagnes de l'arrière-pays, où les accidents de randonnée se sont multipliés, les règles se durcissent également ! Jean-Paul Quilici, le guide de haute montagne le plus connu de Corse, est l'un des rares autorisés à emmener les touristes à la découverte des canyons et des piscines naturelles spectaculaires. Des restrictions qui s'appliquent également à la population locale qui n'entend pas toujours se laisser faire...